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Fiesta : MARIE LOUISE ASSEU CRÉE "LAYE-FESTIVAL" POUR ADZOPÉ

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Fiesta : MARIE LOUISE ASSEU CRÉE "LAYE-FESTIVAL" POUR ADZOPÉ

Marie-Louise Asseu, artiste comédienne, et productrice de son état, a plus d’un tour dans sa besace. Le samedi 10 novembre dernier, Ivoiregion l'a rencontrée à Alépé, en plein tournage d’une série télévisée. Pour nos lecteurs, elle a bien voulu partager quelques pans de son expérience artistique. Mais avant, elle lèves un coin de voile sur le festival qu’elle prépare activement pour faire connaître sa région, la Mé.

Vous êtes Marie Louise Asseu, Artiste-comédienne, réalisatrice. Et, quoi d’autre encore ?

- Productrice

Votre actualité du moment?

- Le "LAYE-Festival", qui se tiendra du 10 au 15 décembre 2012 au stade d’Adzopé

Qu’entend-t-on par "LAYE –Festival" ?

- LAYE signifie l’Amour en Akyé. C’est l’Amour fraternel, le partage, tout ce qui

constitue l’amour en général. C’est le vivre ensemble. A travers ce festival, c’est toutes mes activités que je faisais à Abidjan que je déporte à Adzopé. Vu que tout est condensé à Abidjan et que la cherté de la vie nous épuise, j’ai décidé de venir à l’intérieur du pays, pour non seulement apporter du plaisir à la population, mais aussi minimiser le coût de production de mes différentes activités.

En quoi le "LAYE –Festival" diffère-t-il des autres festivals ?

- Il ne diffère en rien des autres. Seulement, c’est l’occasion pour nous de copier

ce qui se fait de mieux à l’extérieur et le porter à nos populations. C’est une façon pour moi de faire connaitre ma région, qui est la région de la Mé.

A quoi doit-on s’attendre ?

- Ce sera une fête différente des fêtes classiques. Je veux, à travers ce festival, créer un espace culturel festif dans ma région. Ce sera l’occasion de développer, valoriser la région et apporter quelque chose de nouveau. C’est aussi donner l’occasion aux uns et aux autres de communier, de faire la fête, de se découvrir. On aura un concours "Miss tous niveaux", des projections de films, du théâtre et de la sensibilisation à travers les œuvres que nous avons réalisées avec l’AIMAS (Agence Ivoirienne de Marketing Social) sur le sida et bien d’autres choses. A savoir, les grossesses précoces, la sexualité, afin que les jeunes filles sachent que le sexe peut être une entrave à leur épanouissement, et qu’après même une grossesse non désirée, on peut continuer les études, et se prendre en charge.

Il est important aussi qu’on parle de sexe, afin que ce ne soit plus un sujet tabou, pour que nos jeunes filles sachent comment tout cela fonctionne, pour qu’elles aillent à l’école pour devenir des leaders demain. Il y aura également la Foire, qui sera un marché à ciel ouvert pour permettre aux parents d’acheter tout ce qui leur est nécessaire pour les fêtes de fin d’années.

Si nous voulons rendre notre pays émergent en l’an 2020, il faut que la scolarisation de la jeune fille se fasse véritablement et qu’elles sachent que le sexe peut être une entrave à leur évolution. Je souhaite une collaboration de tous, pour que cette première édition soit une réalité et une réussite.

D’où tirez-vous les fonds pour le financement de vos activités ?

- Je l’ai compris un peu tard, le sponsoring n’est pas fonction de la qualité du produit qu’on présente. C’est le relationnel. J’ai toujours travaillé sur fonds propre. Et, cela à contribué à me ruiner. J’ai la foi. Et, c’est Dieu qui me permet de réaliser toutes mes activités à travers les personnes qu’ils suscitent pour m’aider, soit matériellement ou financièrement. Je suis une passionnée. Et donc, je me bats pour arriver à mes fins. Pendant la crise, j’ai tout perdu. C’est Dieu qui est ma force et mon soutien.

Comment vous avez tout perdu ? On ne vous savait pas Femme politique, au point de tout perdre du fait de la crise postélectorale ?

- Tout est partie d’un coup de fil que j’ai reçu un jour de février 2012, m’informant qu’il se disait que je séjournais au Golf Hôtel, et que j’y aurais même une chambre. Et, en plaisantant j’ai demandé la clef à mon interlocuteur pour y aller me la couler douce. Après cela, ce fut l’enfer, tant les coups de fils n’arrêtaient pas, alors que j’étais à Adzopé au chevet de ma sœur malade.

Le 23 février précisément, j’ai été prise à partie par des jeunes gens à Yopougon, m’accusant d’avoir trahi la République, parce qu’un journaliste aurait écrit à la Une de son canard «Affaire Marie Louise Asseu au Golf. Toute l’histoire; un Ministre impliqué ». Manque de pot pour moi, c’est ce jour là que j’ai choisi pour allez visiter ma collègue Tatiana à Yopougon. J’ai eu mon salut, grâce à l’intervention d’un monsieur que je ne connaissais même pas, qui intervenait à chaque étape. Ces événements m’ont obligé à quitter Abidjan comme une voleuse, sur la pointe des pieds, avec l’aide de mes amies du quartier. Résultat des courses, je me retrouve sur la route d’Akouédo dans une "2 pièces", alors que j’avais ma maison. En somme, chacun à vécu sa part de tragédie.

Selon vous, que faut-il pour que les jeunes s’intéressent au théâtre ?

- A chaque situation, le développement de l’art. La situation du pays avait favorisé le "Coupé décalé". Aujourd’hui, les uns et les autres s’intéressent peu au théâtre, parce que le théâtre originel demande beaucoup de moyen, alors que les séries et autres nécessites moins de moyen et permettent de subvenir, un temps soit peu, aux besoins de ceux qui en font un métier. Je pense que cela est dû au fait que tout le monde fait la course à l’argent mais je pense que cela va changer.

Récemment, il y a eu la "Caravane de la réconciliation nationale". La gent féminine a brillé par son absence. Problème de calendrier ?

- Je ne saurais répondre. La réconciliation intéresse tout le monde. Aucun calendrier ne peut justifier une absence. Autant les hommes peuvent se retrouver à deux ou à trois par chambre,  chez les femmes, il faut plus de commodités. C’est peut être une erreur de la part des organisateurs. En plus, les conditions de participation représentaient une sorte de foutaise entretenue par le président de l’Unartci. Je me suis dit que ce n’était pas nécessaire pour moi de participer, parce que je ne sais pas être hypocrite. La caravane est une bonne initiative. Si elle ne rassemble pas, cela veut dire qu’il y a problème. Je pense que le message véhiculé par une femme passe plus vite que celui donné par les hommes, dans la mesure où celui véhiculé par les femmes apaise plus

Que devient l’UNARTCI ?

- L’UNARTCI existe, mais je pense que l’absence de Gadji à joué dans son avancement. L’Unartci ne peut pas disparaitre, car c’était l’occasion pour nous de développer des liens familiaux très forts. Chaque artiste doit œuvrer pour que l’UNARTCI ne disparaisse pas. Parce que le président actuel ne fait pas le poids. Il est solidaire et incompétent lorsqu’il agit seul. Or là, il s’agit d’une association qui nécessite la contribution et les conseils de tous. Je pense que KEN Adamo ne fait pas l’affaire.

Que reprochez-vous à KEN Adamo? Et, pourquoi dites vous qu’il ne peut pas gérer l’UNARTCI ?

- Diriger, ce n’est pas dicter. Ce n’est pas montrer sa suprématie. Un vrai dirigeant, c’est celui qui peut se mettre à l’écoute de ses administrés. Il est trop solitaire. L’UNARTCI, c’est la famille. C’était un lieu de rencontres et d’échanges. Il y avait de l’ambiance et de la joie. KEN Adamo ne peut pas permettre à cette famille de grandir et de s’épanouir. Donc, je lui demande de démissionner.

Si on te demandait ta recette pour une réconciliation véritable entre les Ivoiriens ?

- C’est une grande responsabilité. Pour moi, il faut que chacun reconnaisse, avec humilité, sa part de responsabilité, qu’on se parle franchement. Si on veut soigner les plaies de façon superficielle, ce sera une bombe à retardement. Il faut qu’on se parle, qu’on s’écoute. Afin que chacun dise tout ce qu’il a dans le cœur. Pardonner, afin d’obtenir une réconciliation vraie. Je souhaite que les artistes soient impliqués véritablement, mais pas de façon sporadique, comme pour ce genre de caravane, et après, plus rien.

 

Interview réalisée par:

Générosa KOUADIO

 

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