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Découverte: "OUÉLLÉ-LA-VALLÉE" OU "OUÉLLÉ-LES-GALÉRIES", VOUS CONNAISSEZ ?

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Carte postale Découverte: "OUÉLLÉ-LA-VALLÉE" OU "OUÉLLÉ-LES-GALÉRIES", VOUS CONNAISSEZ ?

Découverte: "OUÉLLÉ-LA-VALLÉE" OU "OUÉLLÉ-LES-GALÉRIES", VOUS CONNAISSEZ ?

L’équipe de production de l’émission "Notre village", anciennement dénommée "Connais-tu mon beau pays", de Radio Cote d’Ivoire a séjourné récemment dans la commune de Ouéllé (Département de Daoukro). Cette équipe conduite par Michel OURA, Chef de Département chargé de la Production, a travaillé à Ouéllé, chef lieu de la commune, et dans deux autres villages de cette même commune : à Gbalekokro, en pays Akpéssé et à Ouéllé-Koumanou, la capitale de la tribu N’namin, tribu constituée des 5 des plus proches villages autour de la sous-préfecture et de la commune de Ouéllé.

A Ouéllé-Koumanou Michel OURA et ses collaborateurs ont eu des échanges suivis avec le Chef du village, l’association des femmes; cela pour le compte de "Notre pays", leur production phare, et une autre émission en hommage à la femme rurale. Ils ont en outre fait venir sur la place publique deux danses du terroir, l’ABODAN et le KLEBA ; et ont puisé un certain nombre de chants de leurs riches répertoires pour le compte d’une troisième émission bien connue : chants et danses du terroir.

C’est avec le Chef du village, Nanan Kouakou AMOROFI qu’ils ont passé le plus clair de leur temps. Le chef Kouakou Amorofi leur a conté, suite à différentes questions à lui posées,  l’histoire du village, l’origine de ses premiers habitants, les conditions de leur installation dans la zone et les activités qu’ils pratiquaient.

On retiendra de ces échanges que l’histoire du village de Ouéllé-Koumanou se confond étroitement avec celle de la tribu N’namin dont il est la capitale.

C’est au cours de l’exode qui avait conduit la Reine Abla Pokou et les siens du Ghana en Côte d’Ivoire que les N’namin se sont installés sur les terres qu’occupent actuellement les populations de Ouéllé-Koumanou. Les ancêtres des N’namin vivaient principalement de l’extraction et du travail de l’or. Ils avaient détecté, par des procédés dont ils avaient le secret, la présence de mines d’or sur le site. Ce qui les avait motivés à ne pas continuer la progression avec le reste des caravanes conduites par la Reine Abla Pokou.

Celle-ci voulant s’assurer de la détermination des N’namin à se détacher du reste des troupes, leur posa une question du genre : « Etes-vous sûr de pouvoir vivre en sécurité, seuls ici, dans cette forêt ? » Question à laquelle le chef des N’namin, Nanan Kplié Bongoua Amoi aurait répondu sous la forme d’une interjection : « N’TALO NYAMIEN ». Ce qui signifie : « Je le jure, par la grâce de Dieu ». Ou encore « Nous nous confions à Dieu ». Cette interjection qui aurait été déformée au fil des âges et qui aurait fini par donner son nom au peuple que conduisait Kplié Bongoua Amoi.

Certains de ses enfants se sont détachés du site d’installation originel pour aller créer leurs propres campements dans la zone. Ces campements donneront plu tard naissance aux cinq autres villages N’namin, avec différents titres de chefs et catégories de trônes.

Une autre question élucidée au cours des échanges : «D’où vient le nom Ouéllé-Koumanou ?», Littéralement « Ouéllé dans le trou».

D’aucuns ont fait valoir, pendant longtemps, que le suffixe Koumanou (dans le trou)  vient de ce que le village se trouve dans un bas-fond, blotti entre deux collines. Que non ! Le mot Koumanou viendrait de la présence sur le site de nombreuses galeries, encore visibles en maints endroits, qu’auraient laissées les chercheurs d’or sur leur passage.

Si l’on convenait de changer le nom du village pour lui donner une consonance plus moderne, qui résiste aux interprétations fantaisistes, on pourrait choisir entre appellations : "Ouéllé-la-vallée", pour coller à la situation géographique, ou "Ouéllé-les-galeries", par respect de l’histoire.  

La légende rapporte que les ancêtres, dans la quête du précieux métal, avaient réussi un jour à mettre à nu dans une des galeries qu’ils étaient en train de creuser une énorme plateforme scintillante qui n’était autre chose de l’or à l’état pur. Extenués, ils décident, le soir venu, de se retirer au village, pour reprendre des forces.

La nuit, ils apercevront avec stupéfaction une énorme boule scintillante se détacher des cimes des arbres pour se diriger vers la zone de Kocoumbo. En arrivant le lendemain sur le chantier, ils se trouvent devant la cruelle réalité : plus de traces d’or ! L’énorme plateforme s’était volatilisée, comme par miracle, laissant sur place un cratère béant. C’est la plus célèbres des traces laissées par les ancêtres des N’namin. Ce cratère se trouverait dans la forêt sacrée qui jouxte le premier site ayant accueilli le village à ses origines, à quelques kilomètres de son site actuel.

C’est dans cette forêt, dans l’environnement immédiat du fameux cratère, que sont inhumés les rois, chefs de villages et notables N’namin qui se succèdent au fil des générations.

 

Ralph ABOUHO

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