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Eau/lumière: AYAME, SES DEUX BARRAGES ET SON CHATEAU

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Carte postale Eau/lumière: AYAME, SES DEUX BARRAGES ET SON CHATEAU

Eau/lumière: AYAME, SES DEUX BARRAGES ET SON CHATEAU

La région d’Aboisso offre une diversité de curiosités à découvrir. Au nombre de celles-ci, les barrages hydroélectriques d’Ayamé I et Ayamé II tiennent une place de choix. Eu égard à la stature de leurs constructions architecturales, des moyens investis, de leur renommée ; du fait qu’ils sont, de fait, les premiers barrages hydroélectriques construits en Côte d’Ivoire.

Ayamé I et Ayamé II, les deux premiers barrages hydroélectriques de Côte d’Ivoire étalent leur plan d’eau à l’entrée de la ville d’Ayamé à 20km d’Aboisso. Ces deux centrales hydroélectriques ont été aménagées en aval d’une zone artificielle de 197 Km2 du lac Bia.

L’attention du visiteur qui arrive pour la 1ère fois dans la capitale du canton Djandji est tout de suite attirée par un panneau de signalisation indiquant le barrage d’Ayamé2, à une dizaine de km du centre ville. En général, les visiteurs se laissent encore plus impressionnés lorsqu’ils apprennent qu’Ayamé II est le plus grand barrage hydroélectrique ivoirien en termes de puissance.

Inaugurée en 1965, cette centrale hydroélectrique construite selon la technique des barrages à voutes multiples ou encore barrage contreforts –selon les techniciens, ce type de barrage permet de réaliser un barrage à grande économie de matériaux– est actionné par deux groupes. Lesquels groupes produisent, à plein régime, une puissance totale de 30mw, un débit maximale de 104m3/s, grâce à une hauteur de chute brute maximale de 32,5m et un rendement énergétique de 137,7m3/kwh.

Un peu plus loin, vers le centre ville se dresse, majestueuse, Ayamé I, la toute première centrale hydroélectrique ivoirienne, en termes de d’ancienneté. Une fois sur cet ouvrage, ils ne sont pas nombreux ceux des visiteurs qui résistent à la tentation de remonter le cours… de l’histoire de cette réalisation. Qui, à l’orée des indépendances, préparait la Côte d’Ivoire à faire un bond en avant ; par rapport aux groupes électrogènes qui, à l’époque permettaient l’éclairage de quelques habitations et bâtiments administratifs et de quelques rues, en 1910 à Grand Bassam et en 1915 à Bingerville, si l’on en croit les historiens.

Entrée en service en 1959, Ayamé I se particularise par sa structure en contrefort et sa face centrale; qui sert de pont de passage pour tous les véhicules qui entrent et sortent de la cité. Sur cette voie à sens unique, les automobilistes qui roulent à allure modérée, non seulement par mesure de sécurité, peuvent alors apprécier à sa juste valeur le beau et féerique paysage qu’offre l’amorce de la ville.

Bercés par le bruit de fond des turbines, les visiteurs peuvent alors promener leur regard sur une partie du lac artificiel d’environ 192 km2; quand ils ne se laissent pas tout simplement captivés par la vue du château de Me Dominique Kanga, ancien maire d'Ayamé et avocat international. Quoiqu’inachevé, ce joyau de 4 niveaux, perché sur une colline dominant les eaux du lac artificiel, ne constitue pas moins une curiosité pour la ville, pour tout le canton Djandji, voire pour toute la région du sanwi.

Le barrage d’Ayamé I a des caractéristiques moins performantes que celui d’Ayamé II. Avec ses deux turbines, son rendement énergétique moyen est de 21m3 /kwh pour une puissance totale de 22mw. C’est un type de barrage à contrefort, d’une hauteur de chute maximale de 25m et d’un débit total maximal de 114m3/s, qui laissent s’échapper des eaux du fleuve Bia hachés par des rapides qui s’écoulent vers la ville d’Aboisso.

Autre curiosité. Très tôt le matin, l’on peut, parfois apercevoir à deux pas du barrage hydroélectrique d'Ayamé I, un débarcadère. C’est là que, très tôt le matin, des centaines de femmes attendent patiemment l'arrivée des pêcheurs s’étant rendus depuis la veille sur le lac de la Bia. De fait, l’exploitation du lac d’Ayamé, considéré un secteur d’activité porteur dans la régon, fait l’objet de fréquents conflits entre jeunes pêcheurs locaux regroupés en Groupement à vocation coopérative (GVC) et pêcheurs Bozos. Le tout dernier de ces conflits survenu dans les premiers jours du mois de janvier 2012 suite à la propagation d’une certaine rumeur ayant enregistré la médiation du gouvernement ivoirien, marquée par la réglementation de l’activité de la pêche sur le lac Bia.

Ainsi, désormais tous les pêcheurs, aussi bien autochtones qu’allogènes en activité sur le lac Bia doivent se faire identifier, leurs embarcations immatriculées. Un permis de pêche est instauré pour tout le monde, un service de surveillance du lac instauré, chaque pêcheur devant déclarer ses prises et faire contrôler ses engins de pêche, etc. Jusque là, il était reproché aux pêcheurs Bozo de refuser de vendre leurs prises aux autochtones, préférant les livrer à leurs compatriotes. Alors que les autochtones, eux, entendaient être les premiers bénéficiaires des retombées de la pêche de ce lac dont la création leur a fait perdre des forêts et des plantations.

Une fois dans la ville, le visiteur peut aussi découvrir la nouvelle pouponnière. Inaugurée en 2007, cet établissement réalisé par l’Agence N°1, une ONG italienne, se compose aujourd’hui de nombreuses et vastes pièces et des services internes, avec capacité d’accueil qui est passée de 25 à 48 places. Demain, cette capacité peut s’accroître; pour devenir la plus grande pouponnière d’Afrique, ainsi que prévu dans le cadre du jumelage entre la ville de Pavia, en Italie et celle d’Ayamé en Côte d’Ivoire.

Pour la petite histoire, on croit savoir à Ayamé que la création des deux barrages résulte de la ferme volonté de feu Félix Houphouët-Boigny, le père de la Côte d’Ivoire moderne, de mettre ce pays sur une rampe de lancement en matière développement. Il se raconte surtout que certaines populations de la région ne voulaient pas de ce projet sur leurs terres, percevant ce projet comme un danger pour leurs biens. Il a donc fallu que le Chef de l’Etat d’alors effectue, lui-même, le déplacement dans le canton Dandji, pour faire fléchir cette frange importante de la population.

C'est ainsi que les villages d'Akressy, Yaou, Ebikro et N'dakro ont été déplacés sur leur sites actuels. En contre partie de cette délocalisation, il avait été annoncé que plus de 2000 logements devaient être construits, pour être gracieusement offerts aux personnes sinistrées. Finalement, ce sont 586 maisons qui ont été livrées, soit un peu plus du quart des promesses. En plus de cela, la région perçoit mensuellement une subvention, dont le niveau du montant reste top secret.

Pour les activités exercées autour du barrage, en plus de la pêche, l'assainissement du site est confié à l'amicale des femmes de la Cité du barrage; laquelle amicale perçoit mensuellement une rémunération.

 

SENI Firmin

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