Warning: Creating default object from empty value in /home/ivoiregion_acces/ivoiregion.net/plugins/system/jat3/core/joomla/modulehelper.php on line 320
TOUTES NOS VILLES SE RESSEMBLENT

Screen

Profile

Direction

Menu Style

Carte postale TOUTES NOS VILLES SE RESSEMBLENT

TOUTES NOS VILLES SE RESSEMBLENT

Toutes nos villes offrent au premier venu, les mêmes traits, les mêmes architectures et surtout -c’est du reste le plus intéressant ici-, les mêmes tares. Leurs noms ne sont alors que de simples appellations qui ont peut-être pour toute importance leurs significations ou origine. Cela mis à part, presqu’aucune ne revendique une symbolique particulière, qui influence l’état ou encore moins, la construction de la ville. Et ces tares en question, elles les ont quasiment toutes héritées de la plus grande de toutes et la plus peuplée également. Vous l’avez certainement deviné, puisqu’il s’agit d’Abidjan.

En effet comme la capitale économique, championne de la malpropreté permanente, nos villes de l’arrière- pays sont toutes aussi sales. On aurait dit que chacune semble s’échiner au quotidien, pour quelque part ravir à Abidjan, la palme de l’insalubrité. Ce sont ici et là des cloaques qui se dressent dans les quartiers, passant ainsi des jours sans être vidés des immondices qui les constituent. Ailleurs se sont de petits commerçants de tout et de rien, mais plus néfastes à l’environnement, que tout, par ce que produisant toutes sortes de polluants, qui remplissent les espaces publics de tout type : les pelouses, les terrepleins et surtout les bordures des grandes artères. Lesquelles restent leurs lieux de prédilection, au grand dam des caniveaux qui les bordent. Car au lieu d’assurer le drainage des eaux de ruissellement, conformément au rôle qui leur est dévolu, ils deviennent le réceptacle des eaux usées, des expédients et autres détritus alimentaires, que les nombreuses gargotes et vendeurs de divers mets, y déversent le soir venu.

L’autre trait caractéristique de la ressemblance de nos villes, c’est ce très tendre amour que nous vouons sans pour autant l’avouer, à la broussaille. Sinon comment comprendre que d’épaisses étendues de cette végétation se retrouvent dans tous les quartiers des cités de l’arrière- pays. Pratiquement entretenues par la simple négligence et l’ignorance du beau. Depuis les plus chics, en passant par ceux d’un moyen standing, jusqu’au plus mal famés, tous les quartiers des villes de l’intérieur, ont lots et ilots de brousses. Toujours aussi verdoyantes, que truffées de reptiles parfois aussi dangereux que des cobras et autres types de vipères aux morsures mortelles. Et dans le même temps, les espaces verts et jardins publics qui existent ne le sont que de nom. Par ce que transformés en marchés, maquis, salons de coiffure et j’en passe.

Nos villes ont aussi en commun cette anarchie sans nom, qui règne dans le secteur des transports publics. Constater l’indiscipline et les multiples maladresses des chauffeurs des taxis communaux et Gbakas d’Abidjan, ainsi que le mauvais état de leurs véhicules aux moteurs toujours en piteux état, n’a rien de différents du comportement quotidien de leurs collègues de l’arrière- pays, tout comme des véhicules que ces derniers roulent. Nos villes sont aussi pour la plupart dépourvues d’un schéma directeur viable, actualisé. Tout comme nombre d’entre elles ne disposent toujours pas d’un plan stratégique environnemental. Alors qu’elles s’étendent et que devient de plus en plus cruciale pour leurs populations, la problématique d’une saine gestion de l’environnement. En effet, l’on continue de voir des maquis être implantés là où il ne le faut pas. Idem pour les garages mécaniques. Les marchés tentaculaires aussi prolifèrent sans arrêt.

Ce sont là des réalités auxquelles nous sommes désormais si bien habitués que, de moins en moins de critiques se hasardent à les aborder. Pourtant, il le faut bien. Il faut bien que les maires, premiers responsables de ces agglomérations urbaines soient mis à l’index. De la manière la plus sévère qui soit. Afin que, avec le renouvellement de leurs mandats prévu en 2018, de réelles garanties soient données par les uns et les autres, quant à la fin de tout ceci. Que nos villes cessent d’arborer de tels traits de ressemblance, pour chacune afficher sa propre personnalité, aussi bien en matière de salubrité publique, de gestion rationnelle et respectable de l’espace public, que de sauvegarde et de propreté de l’environnement. Là-dessus, nous attendons de tous les candidats à venir, de véritables stratégies à la fois applicables et à l’efficacité démontrée. Faute de quoi, l’électeur devra s’abstenir de leur confier encore une fois, ou pour la première fois, la destinée de leurs communes.

 

Abdel-Kader TOURÉ

La vitrine du développement local.La vitrine du développement local.La vitrine du développement local.

Nos prestations

Nos partenaires

Sigma journalistes conseils

Rejoignez nous sur :