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Performance: L’ÉLEVAGE ET L’AGRICULTURE APPELLENT LA FORÊT - A FOND DANS LES MANGROVES

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Performance: L’ÉLEVAGE ET L’AGRICULTURE APPELLENT LA FORÊT - A FOND DANS LES MANGROVES

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Performance: L’ÉLEVAGE ET L’AGRICULTURE APPELLENT LA FORÊT
A FOND DANS LES MANGROVES
LA CHAINE …DU CACAO
LA FORMATION, L’AUTRE FERTILISANT
UN PARTENARIAT FÉCOND
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Traditionnellement les agriculteurs de la région d’Adiaké –département en grande partie entourée de lagune– font, en plus de la culture du binôme "Café-cacao", de l’hévéaculture et du palmier à huile. Ce à quoi ils associent l’activité de la pêche. Malgré cela, pour l’initiateur de l’ONG "YO-BIE", ces planteurs n’exploitent pas à fond et au mieux leur riche patrimoine et leur environnement. Selon cet ingénieur agronome, la mangrove, que l’on trouve au bord de la lagune, offre des opportunités d’emplois aux agriculteurs ; lesquels gagneraient à se former à la mise en valeur de cette végétation constituée de palétuviers et de forêts marécageuses malheureusement non exploitées.

Pour Dr Bosso N’Guetta, ces écosystèmes ignorés sont des richesses importantes du point de vue agricole. On peut y réaliser beaucoup de choses inattendues et rentables, soutient-il. Pour ce faire, l’ingénieur agronome entreprend de cultiver chez les agriculteurs, un intérêt plus poussé pour le plan d’eau lagunaire dont la nature a doté leur région. L’initiateur de l’ONG "YO-BIE" est convaincu que les paysans de la région pourraient sortir de leurs vielles habitudes. C’est-à-dire, se détourner quelque peu de leur attachement quasi affectif à la terre, à l’activité de cueillette que constitue la pêche abusive, pour s’orienter vers l’élevage du poisson dans ce milieu naturel qu’est la mangrove, milieu potentiellement propice à la pisciculture.

L’ingénieur agronome à la retraite sait qu’au niveau des terres basses, appelées communément les bas-fonds, l’on peut retenir l’eau pour réaliser la culture du bananier et celle du riz. Pour lui, cette nouvelle pratique peut être vulgarisée dans la région. Et pour ce faire, le "Champ-école et expérimental" est disposé à accompagner toutes les personnes qui seront intéressées par cette expérience. Tout comme cet établissement l’est pour les activités réalisées avec succès en sol, grâce à l’énergie mécanique, pour la culture du maïs et du manioc pour lesquelles il a été démontré que les productions sont nettement supérieures.

L’initiateur de l’ONG "YO-BIE" atteste que, sur une superficie expérimentale de 3 ha, l’on a pu récolter 40 000 pieds de maïs à l’hectare, contre 10 000 pieds pour une pratique traditionnelle ; quand le manioc, lui, produit 8000 pieds, contre 5000 pour la même aire. Pour ce qui est de l’élevage, le "Champ école et expérimental" démontre que l’on peut faire croître plus de 1800 canards et poulets sur une portion de 2 ha aménagée sous forêt.

Selon Dr Bosso N’Guetta, cette pratique gagnerait à être développée pour compenser la carence de protéine animale, qui fait défaut souvent dans le département d’Adiaké. Pour ces populations, non seulement elles sont convaincues qu’elles peuvent désormais s’alimenter correctement et de façon équilibrée, mais pour les fils et filles de la région, il s’agit là d’une véritable aubaine. Pour peu qu’ils s’intéressent sérieusement au métier de la terre, domptent les nouvelles techniques culturales et exploitent, de manière rationnelle leur environnement.

 

S.F



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