Warning: Creating default object from empty value in /home/ivoiregion_acces/ivoiregion.net/plugins/system/jat3/core/joomla/modulehelper.php on line 320
Performance: L’ÉLEVAGE ET L’AGRICULTURE APPELLENT LA FORÊT - UN PARTENARIAT FÉCOND

Screen

Profile

Direction

Menu Style

Performance: L’ÉLEVAGE ET L’AGRICULTURE APPELLENT LA FORÊT - UN PARTENARIAT FÉCOND

Index de l'article
Performance: L’ÉLEVAGE ET L’AGRICULTURE APPELLENT LA FORÊT
A FOND DANS LES MANGROVES
LA CHAINE …DU CACAO
LA FORMATION, L’AUTRE FERTILISANT
UN PARTENARIAT FÉCOND
Toutes les pages

 

L’un des objectifs phares du projet agricole de l’Ong "YO-BIE" reste la réalisation de belles performances agricoles. Aussi, Dr Bosso s’est-il, plus d’une fois, interrogé sur la manière la plus éloquente de la prouver sur le terrain. L’opportunité lui sera offerte par M. N’Guessan Yao, président de la Coopérative des agriculteurs du vivrier d’Adiaké (Coopagrivad); qui lui a demandé d’encadrer sa structure, laquelle était confrontée à de gros problèmes de rendement et de commercialisation.

Les échanges entre le président de la coopérative et l’agronome débouchent sur un partenariat pour une durée de trois (3) ans. Les termes de référence de ce partenariat prévoient, d’une part, le soutien pédagogique et administratif de l’Ong "Yo-Bié" à cette jeune coopérative de 10 membres, dont l’âge varie entre 25 et 43 ans, et de l’autre, la mise en pratique les résultats de recherche déjà expérimentés par Dr Bosso N’guetta sur les parcelles de son "Champ école et expérimental" non loin du village de Mélékoukro, dans les environs d’Adiaké.

Après une période de vingt-et-un (21) mois de ce mariage de raison, ce partenariat est fécond. M. N’Guessan Yao se dit plus que satisfait du soutien de l’Ong "Yo-Bié"; d’autant que la Coopagrivad a pu, en très peu de temps, maîtriser les techniques de planting du maïs et du manioc, et les techniques d’amélioration des sols, la sélection des grains et des boutures…Des résultats éloquents auxquels il convient d’ajouter l’organisation administrative et scientifique de la coopérative.

Forts de leurs nouveaux acquis, les membres de cette coopérative ont vite changé de comportement. Puisque, désormais, ils gèrent leurs activités selon un programme préparé à l’avance. Plus aucune activité n’est entreprise sans une planification basée sur la connaissance scientifique de l’écosystème, de l’environnement cultural et post-cultural. Un progrès qui ne manque pas d’influer de manière significative leur rendement, leur performance. En témoigne la première production de 20 tonnes environ de manioc réalisées sur une surface d’un hectare, dès les 6 premiers mois du partenariat. Dans la même foulée, les membres de la Coopagrivad montrent qu’ils commencent à maîtriser les différentes réactions des marchés intérieurs et extérieurs au département d’Adiaké. C’est-dire, les périodes de manque ou de surabondance…

Toutefois, tient à noter Dr Bosso, ces résultats n’ont pas du tout été faciles à réaliser. Puis qu’il lui a fallu sacrifier beaucoup de son temps. L’ingénieur agronome affirme avoir travaillé pendant 5 heures d’affilée, des fois, les lundis et jeudis. Un rythme de travail soutenu, qui n’a d’ailleurs pas eu raison de la motivation des membres de la coopérative; au point que tous ont dit leur détermination à continuer d’œuvrer avec Dr Bosso pour quelques années encore. A la grande satisfaction de l’ingénieur agronome à la retraite qui, tout en se réjouissant de l’enthousiasme de membres de la Coopagrivad, déplore la présence prononcée de la virose ou encore la mosaïque du manioc, un virus qui, selon Dr Bosso, contrarie quelque peu les résultats espérés sur les parcelles de la Coopagrivad.

En effet, sur instructions de l’ingénieur agronome, les membres de la coopérative ont suivi, sur une parcelle expérimentale de 1/4 d’hectare, l’évolution de 4 espèces de manioc (Yacé, Israël, Accra, Égypte) cultivées dans la région. Il résulte de cette observation que les pieds du Yacé ont eu du mal à décoller, quand les feuillages jaunissent, pour se faner et s’assécher. La plante prend alors un coup et ne croit pas. Pour l’ingénieur agronome, c’est le signe manifeste que cette espèce de manioc est fortement atteinte par la virose. Pendant ce temps, fait observer Dr Bosso, les variétés Israël et Accra se comportent bien. Pour l’ingénieur agronome, cela suffit pour que, du point de vue de la recherche, une solution rapide et énergique soit apportée à cette pandémie qui fait perdre à cette espèce sa résistance génétique. A en croire Dr Bosso, cette thérapie de choc passe nécessairement par la destruction totale de toutes les boutures de l’espèce Yacé dans la région du sud-Comoé, la réparation génétique de cette espèce, et son renouvellement. Dans le cas contraire, soutient l’ingénieur agronome, c’est cette variété de manioc que beaucoup d’Ivoiriens apprécient, qui disparait; tout comme l’a été la variété "Bonoua" du département d’Adiaké. En attendant, Dr Bosso continue de chercher des solutions au niveau local.

Pour le maïs, Dr Bosso a recommandé aux membres de la Coopagrivad de suivre leur production afin d’éliminer les plantes atteintes par le streak (maladie du maïs). Dans le cas contraire, prévient l’ingénieur agronome, spécialiste du maïs qui élargit son champ de recherche à toutes les cultures vivrières et pérennes de la région, toutes les plantes seront contaminées dans quelques années, du fait de l’impact de la production pétrolière.

 

S.F.



La vitrine du développement local.La vitrine du développement local.La vitrine du développement local.

Nos prestations

Nos partenaires

Sigma journalistes conseils

Rejoignez nous sur :