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Impact: sur l’axe abidjan-lagos, aboisso loin d’une metropole

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Impact: sur l’axe abidjan-lagos, aboisso loin d’une metropole

Aboisso est située à 120 km d’Abidjan et à 60km de la frontière avec le Ghana. Conséquence de cette localisation, cette ville est traversée en long par la route internationale qui relie la capitale économique ivoirienne à Accra. Une opportunité qui devrait avoir un impact sur la ville. Qu’en est-il en réalité ?

Avec son vieux pont Maurice Delafosse qui enjambe la rivière Bia reliant la grande partie de la "Cité sur le rocher" ("Ayi bouèssou" en langue locale Agni) au quartier "Derrière l’eau", Aboisso est loin d’être la métropole en plein essor qu’elle aurait dû être. Et dire que pendant la période coloniale, cette localité jouissait d'une situation privilégiée de point terminal des caravanes venant du nord pour échanger des marchandises avec les européens ou les populations côtières. En témoignent les vielles bâtisses aux murs défraichis et aux toitures rouillées par les intempéries qui, aujourd’hui, abritent des habitations et des petites boutiques de quartier.
Les populations, qui se plaignent des nuages de poussière que soulèvent les voitures particulières, les véhicules de transport en commun de passagers et autres camions de marchandise de tout gabarit qui, de jour et de nuit entrent ou sortent de la ville ne sont pas propriétaires des quelques immeubles modernes que l’on peut apercevoir le long de la route internationale menant à Accra. Non, les natifs de la région ont plutôt choisi de bâtir des villas cossues dans leurs villages; laissant du coup le soin aux commerçants libanais et autres originaires de la sous région ouest-africaine qui ont fait fortune dans le commerce ou la filière café-cacao de construire ces bâtiments qui abritent des commerces, des agences locales d’établissements financiers ou d’assurance. C’est manifestement là le seul signe extérieur du développement socio-économique de la ville d’Aboisso.
En attendant les retombées de la mise en œuvre du "Projet de facilitation du commerce et du transport sur le corridor Abidjan-Lagos" --dont l’objectif est de contribuer à l’amélioration de la circulation des personnes et des biens, de faciliter les échanges commerciaux entre les cinq pays situés le long du corridor (Côte d'Ivoire, Ghana, Togo, Bénin, Nigeria)-- Aboisso se bat, tant bien que mal pour tirer profit de sa localisation stratégique sur l’axe routier le plus important de l’Afrique de l’Ouest. Si l’on en croit le "Rapport général de l’atelier régional de Coordination et d’Harmonisation des Mécanismes de Suivi et Evaluation du Projet de Facilitation du Commerce et du Transport sur le Corridor Abidjan-Lagos – juin 2010", cet axe routier draine environ 65% des activités économiques de la sous-région.
Pour l’heure, tout au long de sa voie principale au bitume fortement dégradé qui, forme un T avec la route qui va vers Ayamé, l’on note une floraison de petites boutiques de quartier, des maquis et autres bars qui s’approvisionnent à partir du commerce transfrontalier. Nombreux sont, en effet, les commerçants du secteur informel de la localité qui vont régulièrement s’approvisionner au Ghana, plus précisément dans la ville frontalière d’Elubo, en divers produits : friperie, chaussures (particulièrement de seconde…main) liqueurs. Ce qui fait l’affaire des transporteurs, dont certains affirment effectuer entre 8 à 10 voyages en aller et retour les mercredis et samedis, jours de marché dans les villes frontalières du Ghana, triplant voire quadruplant du coup leurs recettes leurs recettes journalières.
La fausse note, dans cette relative bonne santé des activités commerciales et du secteur du transport qui améliore qui, sans aucun doute, améliore de manière substantielle les recettes municipales, c’est la fuite du cacao et de l’huile de palme et de copra ivoiriens vers le Ghana ; au motif que ces produits sont mieux achetés dans ce pays. C’est, croit-on savoir, plus d’une cinquantaine de tonnes de cacao qui sont acheminées, à chaque traite, vers cette destination. Une situation de fraude et de contre bande qui, du reste est favorisée par l’existence des nombreuses pistes dont les trafiquants ont seuls le secret et par la porosité de la frontière.

Michel AKPAFI

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