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LES MÊMES CAUSES… LES MÊMES EFFETS

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LES MÊMES CAUSES… LES MÊMES EFFETS

Des jeunes se sont soulevés il y a quelques jours à Odienné, pour protester contre les tracasseries des forces de l’ordre et de sécurité dans leur ville. Les manifestants ont saccagé les locaux de la police et de la gendarmerie, emportant même des armes de guerre. C’est la mort suspecte d’un jeune chauffeur de taxi-moto qui a mis le feu aux poudres. A Ferkessédougou, dans cette même partie du grand Nord du pays, des groupes de commerçants ont vandalisé, il n’y a pas longtemps, les postes de contrôle de la brigade de la Douane. Pour les mêmes motifs. Attention donc aux effets d’une éventuelle contagion.

 

La ville d’Odienné, la capitale du Kabadougou (Nord-ouest) a vécu, il ya quelques jours,  des heures chaudes. Plusieurs centaines de jeunes surexcités avaient pris d’assaut, pendant près de 48 heures, les principales artères de la ville, saccagé les locaux de la gendarmerie, du commissariat de police et de la préfecture de police, emportant des armes (6 armes de type Kalachnikov), des gilets pare-balles, des ordinateurs et autres mobiliers de bureau.

Les émeutes-puisque c’est de cela qu’il s’agit-avaient éclaté à l’annonce de la mort d’un jeune chauffeur de taxi-moto, 21 ans, survenu dans les violons de la police locale. Comara Moustapha, le conducteur de taxi-moto, a trouvé la mort au commissariat peu de temps après avoir été interpellé par la police ; cela, à la suite à d’une plainte porté contre lui par un habitant de la ville, pour « séquestration, menace de mort, destruction de bien d’autrui et violence et voie de faits », sur sa fille de 16 ans, élève en classe de 3ème au Lycée Moderne d’Odienné.

Les manifestants ont accusé la police d’avoir battu à mort le chauffeur de taxi-moto, fait qu’a naturellement démenti la police.

Qu’est-ce qui a donc pu se passer pour que Comara Moustapha qui, dit-on, respirait la pleine forme au moment de son interpellation passe de vie à trépas, quelques heures après ?

Une autopsie du corps a été ordonnée qui devrait permettre d’élucider les causes de cette mort des plus suspectes ; et de prendre les sanctions qui s’imposent, au cas où il s’agirait d’une bavure de la police; comme on en déplore malheureusement si souvent dans les pratiques des éléments de ce corps d’armes en charge du maintien de l’ordre dans nos cités.

Ce n’est un secret pour personne. Les acteurs du secteur des transports supportent de plus en plus difficilement les tracasseries des forces de l’ordre et de sécurité. A Odienné, à ce qu’ont dit certaines sources, la mort du chauffeur de taxi-moto serait la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. D’où la spontanéité et la violence des émeutes qui ont paralysé cette ville pendant de longues heures, créant une peur-panique au sein des populations.

Les autorités locales et les cadres qui ont travaillé à faire revenir la quiétude dans la capitale du Kabadougou ont fustigé le comportement des manifestants en leur faisant comprendre qu’ils étaient en porte-à-faux avec la loi, en se rendant eux-mêmes justice et en détruisant des biens qui appartiennent à la collectivité nationale. Le porte-parole de ces manifestants a fait son mea-culpa, au nom des siens, et promis qu’ils ne laisseront plus aller à telles dérives.

«Nous avons pris conscience de la gravité de notre soulèvement et demandons pardon à toutes les autorités administratives et politiques ainsi que la population vivant à Odienné. Nous promettons que de tels agissements ne se referont plus jamais à Odienné », a assuré le porte-parole des chauffeurs de taxi-moto, Doumbia Ibrahim, à genou devant Mme Touré Nassénéba Diané, la première femme maire de la ville d’Odienné.

Il y a environ trois semaines, des événement du genre que ceux enregistrés a Odienné ont eu lieu à Ferkessédougou, dans le Tchologo. Des groupes de commerçants avaient saccagé les postes de contrôle de la brigade des douanes de cette ville ; au motif que les douaniers, qu’ils avaient, du reste, réussi à faire fuir de leurs postes, se montraient par trop tracassiers dans leur travail.

Le calme était revenu dans la capitale du Tchologo après que les protestataires eurent reconnu leurs tords ; cela à l’instigation des cadres et autorités administratives et coutumières locales, qui n’entendaient pas écorcher l’image de leur cité, de leur région et des peuples qui y vivent.

C’est la même démarche et la même logique qui ont prévalu dans l’approche du règlement du soulèvement des jeunes d’Odienné, lesquelles ont permis de faire tomber la tension chez les « émeutiers.

Les responsables, au plan local ou régional, des « forces » en cause (police, gendarmerie, douane) ont-ils songé à faire des démarches similaires dans leurs camps, auprès de leurs éléments ?  Difficile à dire…

Et Dieu seul si d’autres mouvements de protestations du genre de ce qu’ont subi les populations d’Odienné et de Ferkessédougou ne viendront pas troubler, demain, le sommeil d’autres paisibles citoyens, dans d’autres centres urbains du pays.

On le sait, les mêmes causes produisent les mêmes effets. Alors attendons de voir…

 

Raphaël N’GUESSAN

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