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INQUIÉTUDES LÉGITIMES

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INQUIÉTUDES LÉGITIMES

La nouvelle région de la Nawa, va devenir la plus grande des localités productrices d’électricité de la Côte d’Ivoire, dans les cinq prochaines années.Une performance que va lui conférer le Barrage hydroélectrique de Soubré, son chef lieu de région ; ouvrage dont les travaux de construction sont lancés ce lundi 25 février, sur les bords du fleuve qui a donné son nom à la région.

Des dispositions ont été prises, afin que le cauchemar rencontré par certaines populations victimes des conséquences de la réalisation des barrages de Kossou et Taabo notamment, ne soient vécues par celles des villages de Kouamékro, Kopéréagui et Namangui, dans la sous préfecture de Soubré. Un comité de suivi y est même installé, à l’effet de prévenir cette situation. Autrement dit, faire en sorte que les habitants des villages susmentionnés, dont les travaux du barrage nécessiteront le déplacement, puissent jouir des dédommagements s’y afférents et mieux, que leur relocalisation, tout aussi prévue, se fasse comme il se doit.

S’agissant spécifiquement de la relocalisation, il se trouve que nombre d’habitants des trois agglomérations rurales, expriment vivement le vœu de se retrouver sur des terres forestières, pour disent-elles continuer à produire du cacao. Or à ce jour, dans toute la Côte d’Ivoire, c’est dans la seule région de Taï qu’un tel désir peut être pleinement satisfait.

Voilà donc une aspiration plus moins légitime qui, depuis son annonce, donne de la sueur froide à l’Office Ivoirien des parcs et réserves (OIPR), chargé de la protection du parc national de Taï. D’autant plus que, accepter de relocaliser ces paysans dans une telle zone, va indubitablement accroître les risques d’infiltration dans cette aire protégée ; autour de laquelle s’étendent du reste ces terres de culture volontairement inoccupées. La protection du parc national de Taï met déjà quotidiennement à rude épreuve les agents de l’OIPR, quant aux actions à entreprendre, pour lui assurer le niveau de conservation qui est le sien actuellement.

Voilà donc la position cornélienne dans laquelle se retrouveront les pouvoirs publics, initiateurs de l’important projet de développement que représente la construction de ce barrage. Un projet structurant, qui vient booster l’évolution économique et social de la région. Car, ils devront pouvoir réaliser cette œuvre majeure de développement, sans pour autant remettre en question toute l’œuvre, toute aussi majeure, de conservation de la nature magnifiquement réussie jusque là, et que symbolise ledit parc.

C’est pourquoi, l’OIPR gagnerait d’ores et déjà, à développer des actions d’information et de persuasion de l’administration centrale sur le risque de satisfaire pleinement, les aspirations des personnes souhaitant être relocalisées sur des terres de culture forestière, dans la région. Surtout que, l’étude d’impact environnemental et social lancée il y a peu, ne fait que commencer, pour une durée de quinze mois. Des reconversions en termes d’activités génératrices de revenus restent possibles. En l’occurrence pour les jeunes qui, avec des appuis conséquents, sauront sans nul doute, refaire leur vie.

 

Zeïnab TOURÉ

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