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SATISFAITS DU PPU, MAIS…

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SATISFAITS DU PPU, MAIS…

Des investissements à coup de milliards, pour faire face à la dégradation généralisée des infrastructures de base depuis plus d’une décennie. Le Programme présidentiel d’urgence (PPU) lancé par Alassane OUATTARA dès son accession au pouvoir d’état continue de soulager les Ivoiriens. A quand le début des investissements attendus des collectivités territoriales, acteurs majeurs du développement local ?

La RT1 (Radiodiffusion Télévision Ivoirienne), la première chaine télé diffuse depuis quelques temps une série de documentaires sur différents chantiers réalisés ou en cour de réalisation dans différentes localités de la Côte d’Ivoire. Dans le District des Montagnes, le Zanzan, les Savanes et ailleurs, on comprend désormais mieux que les milliards injectés dans la réhabilitation des infrastructures socioéconomiques, ainsi que dans plusieurs projets mis en œuvre dans les domaines de la santé, l’éducation, l’électrification et de la salubrité, ainsi que dans le secteur de l’eau potable, les Infrastructures routières, relèvent du Plan présidentiel d’urgence (PPU).

De nombreux Ivoiriens du pays profond saluent cette initiative de la RTI1, qui les familiarise avec ce sigle de trois lettres "PPU"; lequel a fait irruption dans leur univers cognitif depuis deux ans. Mieux, ils apprécient surtout que, grâce à cette série de documentaires, la lumière commence à être faite sur une certaine idée reçue: la supposée générosité de ceux qui nous ont gouvernés et nous gouvernent; allusion faite aux largesses et autres "dons" souvent faits aux populations.

Après avoir vu les documentaires sur le PPU, d’aucuns croient avoir compris une chose: les différents chantiers exécutés ici et là ne sont pas financés à partir du salaire mensuel du président de la République. Encore moins, à partir de la fortune personnelle qu’on lui prête. Ils avouent que certes, la première fois où ils ont entendu parler du PPU, c’était lorsqu’Alassane OUATTARA et son premier gouvernement se trouvaient reclus à l’Hôtel du Golfe, pour cause crise postélectorale, ils ont désormais une conviction. Ces chantiers ne peuvent être financés qu’à partir du Budget dit de souveraineté. En réalité, il s’agit du Budget de la présidence de la République; une nébuleuse à propos de laquelle les commentaires les plus divers ont toujours circulé quant son contrôle et son utilisation, par rapport à la règle en vigueur dans les pays de vieilles traditions démocratiques.

En attendant que les spécialistes du Droit daignent, un jour, lever le voile sur ce qui, en Côte d’Ivoire, a tout l’air d’un bois sacré, les populations de toutes les régions saluent l’initiative du Président Alassane OUATTARA. Qui, dès les premières heures de son accession au pouvoir, s’est soucié du sort qui était le leur pendant les années de crise. Cette satisfaction transparait d’ailleurs dans les témoignages entendus. Les chantiers exécutés font le bonheur des populations, particulièrement, celles-là même qui, pendant la longue crise militaro-politique, ont vu les infrastructures économiques dont leurs régions respectives étaient dotées tomber totalement en ruine.

Toutefois, dans cette Côte d’Ivoire post-crise électorale, où la parole est plus que libérée, certains s’interrogent sur la raison d’être actuelle du Programme Présidentiel d’Urgence. Pour ceux-là, dès lors que les conseils municipaux et les conseils régionaux ont été mis en place et fonctionnent de manière effective, le PPU devrait réorienter ses activités; pour ne pas donner l’impression de faire double emploi avec les collectivités territoriales. Principal argument développé: six mois après la mise en place de leurs organes dirigeants des collectivités territoriales, ces acteurs majeurs du développement local ne disposent toujours pas de leur subvention.

Justement à ce propos, au mois de juillet dernier, François AMICHIA, président de l’Union des villes et communes de Côte d’Ivoire (UVICOCI) saisissait l’opportunité de la tribune du séminaire sur le financement des collectivités territoriales pour faire une révélation. «A l’entame du deuxième trimestre, la majorité des budgets communaux ne sont pas opérationnels», affirmait-il. Il en est de même des conseils régionaux; de sorte que les projets vendus aux électeurs sont toujours en souffrance. Au nom des maires, le président de l’UVICOCO a donc renouvelé le plaidoyer de tous les élus locaux à la tutelle, afin que cette situation trouve une solution rapide. On peut ajouter: de peur que le régime OUATTARA ne soit en porte-à-faux entre l’objet du PPU et son devoir régalien.

Entre la volonté affichée de donner rapidement satisfaction aux besoins élémentaires des populations sinistrées, par la restauration rapide à minima de certains services publics ciblés et le retard accusé dans la mise en place de la subvention de l’Etat, il y a qu’un pas que d’aucuns ont vite fait de franchir. Nul doute que le gouvernement DUNCAN qui, après de longs mois de discussion vient d’adopter un projet de loi sur le financement des partis politiques, évitera de prêter le flanc.

 

TANOH Benoît

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