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Entrepreneuriat: À DABOU, ON N’A PAS ENCORE COMPRIS CE QUI SE CACHE DANS LES DÉCHETS

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Entrepreneuriat: À DABOU, ON N’A PAS ENCORE COMPRIS CE QUI SE CACHE DANS LES DÉCHETS

Partir désargenté, pour espérer se prendre en charge et être autonome financièrement demain, en s’intéressant aux activités de la filière des déchets. A Dabou, les jeunes semblent ne pas l’avoir encore compris. Du moins, à en croire la Directrice régionale de l’Environnement, de la Salubrité urbaine et du Développement durable de la région des Grands-ponts.

Dans le cadre de leurs activités, les services de la Direction régionale de l’Environnement, de la Salubrité urbaine et du Développement durable de la région des Grands-ponts, installés à Dabou, ont été amenés à échanger, plus d’une fois, avec les chefs de quartier. Question de les amener à sensibiliser les jeunes gens et filles sans emploi de cette cité devenue exsangue; depuis qu’avec la mise en service de l’autoroute du Nord, le trafic routier rythmant les activités économiques les villes situées le long de l’ancienne route internationale Abidjan-Ouangolodougou menant vers le Mali ou le Burkina Faso ne passe plus par là.

A en croire Mme Danielle Patricia Sery-Guédé Gnackaby qui, au niveau de la région des Grands-ponts, a en charge la protection de l’Environnement, donc première responsable de la professionnalisation de la filière pré-collecte des déchets et du balayage, afin d’assurer les emplois dans le respect des normes hygiéniques, sanitaires et environnementales acceptables, cette exhortation est restée sans suite. «…Nous sommes allés voir les chefs de quartier qui sont les responsables de ces groupements de jeunes. Mais, il n’y a pas eu de retour positif. Cela nous conduit à dire que les jeunes ne sont pas intéressés par cette filière qui, pourtant, est une activité d’avenir, une activité très lucrative», a déclaré Mme Gnackaby.

Nullement découragée par ce qui a tout l’air d’un manque d’intérêt manifeste des jeunes de Dabou pour la chose de entrepreneuriat dans la filière des déchets, Mme Sery-Guédé Gnackaby ne compte pas s’arrêter sur ce triste constat. Bien au contraire. Lors de la "Journée mondiale des océans", qui s’est tenue le 8 juin dernier à Dabou, le ministre Allah Kouadio Remi a annoncé l’ouverture prochaine de centres de groupage. A l’instar de toutes les régions de Côte d’Ivoire, les Grands-ponts seront bientôt dotés de ces sites où l’on stocke les ordures après la pré-collecte; avant de les enlever pour être transférées vers les décharges.

«Nous avons…besoin de main d’œuvre déjà préparée pour entrer dans ce processus. Nous appelons donc les jeunes à venir avec nous», tient à faire savoir la Directrice régionale de l’Environnement. Qui ajoute, par ailleurs: «Les jeunes de Dabou doivent savoir que faire de la pré-collecte, ce n’est pas être un sous-homme. Faire de la pré-collecte, c’est travailler et gagner son pain de manière digne». Comme pour dire qu’à Dabou, en dépit des 38 064, 12 m3 produits annuellement par les 139 429 habitants, selon une récente étude (Conception d’un projet de pré-collecte de déchets solides ménagers dans le quartier Wrod à Dabou Côte d’Ivoire), les jeunes n’ont pas encore compris ce qui se cache la filière des déchets. Peut-être parce que, l’ouverture de la Direction régionale de l’Environnement, de la Salubrité urbaine et du Développement durable des Grands-ponts remonte au mois de septembre 2014. C’est-à-dire qu’il y a moins d’un an.

 

Sidoine KAN

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