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Dr BOSSO : EN MAL DE STRUCTURES DE FORMATION

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Dr BOSSO : EN MAL DE STRUCTURES DE FORMATION

Dr Bosso N’guetta a eu une longue carrière nationale et internationale. Alors qu’il est appelé à prendre un repos bien mérité, l’homme ne  résiste pas à la tentation de chausser ses bottes et de se munir de son chapeau de brousse, pour redescendre sur le terrain. Pour continuer de faire des recherches. Entretien.

Dr, vous êtes à la retraite depuis quelques années déjà. Mais vous continuez d’être sur le terrain. Quel objectif poursuit encore l’Agronome ?
-Je ne poursuis rien, je ne fais que vivre ma passion de la terre. Pour moi, un spécialiste agricole n’est pas un bureaucrate. Même à la retraite, il doit continuer d’être un acteur de terrain. C’est vrai que ma carrière internationale à ISNAR, une filiale du grand groupe consultatif pour la recherche agricole internationale, en Hollande m’a éloigné un tant soi peu de cette réalité qui m’a tant manquée. En même temps je me réjouis de cette opportunité qui m’a permis d’enrichir mes connaissances. Et de comprendre que l’agriculture ivoirienne souffre énormément du manque de structures de formation adéquates. Aussi, j’ai donc voulu mettre la somme d’expériences acquises au service du développement agricole du département d’Adiaké.
Parlant d’Adiaké, vous n’êtes pas natif de ce département. Mais pourtant, vous avez décidé de vous y installer au détriment d’Aboisso, la terre de vos parents. Comment expliquez-vous cela ?
-Entre la région d’Adiaké et moi, il s’agit d’une histoire d’amour. Lorsque j’ai découvert, pour la  première fois cette ville, j’ai été fasciné par ses nombreuses potentialités inexploitées. Je me suis alors dit : voilà le site idéal pour mettre en chantier mes projets.  J’avoue que sur ce point, je ne me suis pas trompé.
En effet, nous avons expérimenté, au niveau de l’ONG YO-BIE, des options d’élevage des volailles et de production végétale. Dans mon esprit, il s’agissait de voir comment trouver une solution à la baisse manifeste de la quantité de poisson au niveau de la lagune Aby qui, du reste est surexploitée.
L’enjeu était donc double : satisfaire les besoins alimentaires des populations, et promouvoir le développement économique du département d’Adiaké, à travers la promotion des nouvelles filières de production. Nous avons réussi à démontrer dans la pratique qu’on peut améliorer la production traditionnelle de canards, de poulets locaux, et du manioc, etc.

Comment avez-vous procédé pour arriver à ces résultats ?
-Nous avons mis en application un encadrement technique de haut niveau. Nous avons découvert que le soutien des chercheurs et des formateurs facilite considérablement la transformation de l’agriculture de subsistance. Cela nous a indiqué les voies à suivre, notamment en matière de développement des outils de productions, de recherche et formation agricole. La résolution des problèmes agricoles et économiques de la région de la lagune Aby n’a pas été négligée. Ce sont ces éléments qui constituent notre tableau de bord au sein de notre Ong ″YO-BIE″.

On le voit, il s’agit là d’un programme ambitieux pour lequel il faut des ressources humaines conséquentes. De ce point de vue, l’Ong ″YO-BIE″ a-t-elle les moyens de sa politique ?
-″YO-BIE″ ne dispose pas de main d’œuvre, de ressources humaines  à proprement parler. Malgré cela, nos travaux ont dépassé nos frontières, pour intéresser certains milieux agricoles. Si bien que nous recevons souvent des élèves et étudiants stagiaires et des agriculteurs tout venants. Ceux-ci apprennent sur le tas et par la recherche, à se prendre en charge au niveau des cultures vivrières. Et ce, à travers trois (3) à cinq (5) micros coopératives de dix (10) à douze (12) agriculteurs. Ils apprennent aussi à travers l’organisation d’une quinzaine de micro-coopératives de jeunes; dont la vocation aux métiers de l’agriculture a été révélée à l’issue de leur formation. Tant et si bien qu’ils n’ont pas hésité à explorer d’autres pistes comme l’élevage de grenouilles dans les marécages et la valorisation des ressources naturelles comme la forêt de mangrove.

A ce stade de l’évolution de votre projet, qu’attendez-vous des autorités locales et nationales ?
-Pour le développement de notre projet, toutes les aides seront les bienvenues. Etant entendu que nos recherches ont pour vocation de développer l’agriculture  dans le département d’Adiaké et partant, dans toute la région du sud-Comoé. Nous attendons donc des autorités locales qu’elles apportent leur soutien à l’Ong ″YO-BIE″; qui entend enrichir l’agriculture ivoirienne à travers la recherche, la formation et la maîtrise du marché. Si rien n’est fait pour nous épauler, d’ici peu, nous craignons que nous n’ayons plus les moyens de notre politique. Et ce sera dommage !

La vitrine du développement local.La vitrine du développement local.La vitrine du développement local.

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