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Mgr MARIE DADIET (Korhogo): L’UNIVERSITÉ ET L’HÔPITAL CATHOLIQUES, LES CHAÎNONS MANQUANT DE L’ŒUVRE MISSIONNAIRE

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Mgr MARIE DADIET (Korhogo): L’UNIVERSITÉ ET L’HÔPITAL CATHOLIQUES, LES CHAÎNONS MANQUANT DE L’ŒUVRE MISSIONNAIRE

En marge de la célébration des 110 ans de l’entrée de l’Evangile sur la terre des sénoufo, Monseigneur Marie Dadiet, Archevêque Korhogo, a bien voulu révéler les conditions qui ont favorisé le succès de l’œuvre missionnaire dans cette région qu’on lui disait hostile.

 

 

Les premiers missionnaires avaient été avertis que cette région était encore très attachée à sa culture dominée par le poro. Comment ont-ils été, alors, accueillis ?

Au nombre des difficultés annoncées, il y avait le poro. Mais, il y avait aussi la peur que suscitait la présence de Samory Touré dans la région. C’est entre 1900 et 1902 que les missionnaires devaient arriver à Korhogo. Mais, pendant cette période, les baoulé menant la guerre aux colons à Bouaké, ces derniers n’ont pu arriver dans la région. Dans un premier temps, les missionnaires n’étaient pas intéressés par les populations baoulé vivant au centre du pays. Ils étaient plutôt intéressés par le nord pour deux raisons essentielles. Cette région n’avait pas encore accueilli les colons. Il fallait donc y venir pour une mission civilisatrice. L’autre raison était qu’il fallait vite venir, pour ne pas que Samory, qui était en train de convertir le nord à l’islam, occupe tout le terrain. Une autre raison inavouée est qu’il existait à Longo (un village de la région) à cette époque-là, un camp militaire des colons. Ce camp protégeait tout le nord, empêchant Samory de s’installer pour régner en maître. Les missionnaires étaient donc rassurés pour leur sécurité par la présence de ce camp. Le poro existait, mais ce qu’il faut noter est que les autorités traditionnelles sénoufo ont permis à chacun de faire son choix.

Quelle est la situation de l’église dans votre diocèse, 110 ans après ?

Nous disons merci aux missionnaires qui ont eu le courage de venir jusqu’à nous. Cela n’a pas été facile, mais avec la force de l’esprit, le Seigneur les a soutenus dans cette mission évangélisation. Après 110 ans, le diocèse connaît une bonne évolution. Nous avons, aujourd’hui, plus de 28 paroisses dans l’archidiocèse de Korhogo. Il y en a 7 dans la ville de Korhogo ; il y a 3 paroisses en construction. Nous sommes en train de lancer les nouvelles paroisses de Kiémou et celle de Tongon.

A Korhogo, il y a une paroisse universitaire qui est pour nous un vieux projet. Notre problème est que nous n’avons pas encore de terrain pour construire un centre où nous pouvons accueillir les étudiants catholiques. Mais avec la grâce de Dieu, nous pensons que de bonnes volontés qui aiment la cause de Dieu pourront nous rejoindre dans cette préoccupation. Il y a la nouvelle paroisse de Cocody (ndlr : Cocody est un quartier de Korhogo) qui sera un démembrement de la paroisse d’Haoussabougou. Il y a la nouvelle paroisse de Kassirimé, démembrement de la paroisse de Saint Jean Don Bosco. Nous avons aujourd’hui, dans le clergé plus de 17 prêtres originaires de la région du nord, sans compter les nombreux baptêmes, les confirmations et les mariages dans les paroisses ; tout cela constitue une source de satisfaction. Nous rendons grâce à tous les missionnaires. Il reste cependant beaucoup à faire. (…) Il nous faut encore des infrastructures telles qu’une université et un hôpital catholiques. Nous avons beaucoup de projets. Nous demandons donc aux cadres de ne pas nous oublier.

Propos recueillis par

Renée BLASSONNY

Correspondant régional

 

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